Nauclea Diderrichii, Bilinga

Bilinga / Nauclea Diderrichii

Nauclea Diderrichii communément appelé acajou jaune d’Afrique, Bilinga ou Mbilinga (Gabon), appartient à la famille des Rubiacées. On le retrouve en Afrique tropicale ; Guinée, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria, Centrafrique, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, Congo, République Démocratique du Congo, Angola et Ouganda.

Nauclea Diderrichii est un bel et grand arbre pouvant atteindre 40 m de hauteur et 120 cm de diamètre. Son tronc est cylindrique et droit dépourvu de contreforts.

Son écorce épaisse est rugueuse et crevassée. Les feuilles d’un beau vert brillant sont simples, opposées et obovales. Les fleurs sont petites, odorantes et de couleurs jaune-vert. Les fruits de teintes jaune grisâtre sont globuleux, charnus et très odorants à maturité. Ils renferment une multitude de petites graines de 1 mm. Ces dernières étant principalement dispersées par les animaux (zoochorie).

Ce bois dense est réputé résistant aux champignons et aux insectes. Son bois de cœur est de couleur jaune doré fonçant à la lumière. Il est commercialisé pour la charpente, la menuiserie, la parqueterie, la fabrication d’ustensiles culinaires, de jouets, sculpture, construction de pirogues…

En médecine traditionnelle gabonaise*, l’infusion des feuilles ou de l’écorce est un antipyrétique. Les fruits sont comestibles. Dans d’autres pays d’Afrique, on lui prête de multiples vertus : diurétique, antitussive, antipyrétique, antipaludéenne, antalgique (estomac et menstruations), vermifuge, mais aussi dans le traitement de la gonorrhée ou encore en lavement.

Autres noms vernaculaires de Nauclea Diderrichii : Kilingi (Ouganda), Opepe (Nigéria), Linzi (Congo), Kusia (Ghana), Badi (Côte d’Ivoire), Bilinga (Gabon et Guinée équatoriale), Akondoc (Cameroun), N’Gulu-maza (RDC), Kilu (Centrafrique), Bundui (Sierra Leone).

  • Photos : tirées du livre « Les arbres utiles du Gabon » de Quentin Meunier, Carl Moumbogou, Jean-Louis Doucet avec leur aimable autorisation – Paru aux éditions Presses Agronomiques de Gembloux (Belgique) en juin 2015. A tous les amoureux de nature, je vous recommande vivement cet ouvrage précieux et remarquable, superbement illustré,  concis et clair sur les arbres de la forêt gabonaise et de cet exceptionnel patrimoine vert.

*Sources « Les plantes utiles du Gabon » d’André Raponda-Walker et Roger Sillans – Paru en 1995 aux Editions Sépia – Fondation Raponda Walker