On en parle ♥

Sens dessus dessous

Un projet cinématographique dédié aux sourds et malentendants du Gabon et dirigé par la cinéaste gabonaise Matamba Kombila en format mini série de 9 épisodes. Au fil de l’histoire, nous découvrirons la vie de 4 jeunes et de leurs difficiles insertions dans la société.

«Le don vient du cœur, non de la fortune.»

Nous devons changer notre regard sur le handicap, à savoir qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pour voir le projet et apporter votre contribution, rendez-vous sur :

https://igg.me/at/sensdessusdessous
web: Matamba Kombila
facebook: Matamba Kombila

instagram: @matambakombila

 


Hommage à Bilal Berreni alias Zoo Project et à son œuvre

Dessinateur urbain français, né en 1990 et assassiné à 23 ans le 29 juillet 2013 à Détroit aux Etats-Unis.

Diplômé des prestigieuses écoles Boulle et Duperré, ce jeune graffeur est un artiste engagé. Son style en noir et blanc est figuratif, minimaliste mais universel.

Zoo project connaîtra une certaine notoriété en 2011 à Tunis lors du Printemps arabe. Il peint sur du carton des portraits grandeur nature de victimes de la révolution tunisienne en les exposant dans les rues. Pour lui, le dessin est un acte politique, citoyen.

C’était un artiste, un vrai, libre, passionné et indépendant.

Son état d’esprit doit continuer de vivre à travers ses œuvres.

Des œuvres qui nous interpellent et nous interrogent profondément sur notre société.

Respect.

Pour en savoir plus :

https://www.zoo-project.com

www.cestassezbiendetrefou.com

https://player.vimeo.com/video/240988696

 


Bakhita

Livre Bakhita de Véronique Olmi

D’esclave à Sainte

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.

Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.

Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

Bakhita par Véronique Olmi,
Editeur : Albin Michel, 464 p.

 

Véronique Olmi
Photo Astrid di Crollalanza

Véronique Olmi est une romancière, dramaturge et comédienne française, née en 1962 à Nice.

Auteur de plusieurs romans dont Bord de mer, Le premier amour, J’aimais mieux quand c’était toi, Cet été là, La nuit en vérité, Nous étions fait pour être heureux…

 

 

Giuseppina Bakhita

Giuseppina Bakhita (la chanceuse) est née en 1869 au Soudan dans la province du Darfour à Olgossa. Ancienne esclave devenue religieuse canossienne, elle fut béatifiée le 17 mai 1992 et canonisée par Jean-Paul II le 1er octobre 2000. La Madre Moretta décède le 8 février 1947 à Schio en Italie.

Joséphine Bakhita est la Sainte Patronne de l’église Saint-Jean-Baptiste de Langeais en Touraine.

 

 

 

Comment peut-on se construire sans nom, sans identité, sans souvenirs, sans famille ni témoins ? C’est certainement dans la réponse que se trouve le mystère de Giuseppina Bakhita, appelée aussi la Madre Moretta (petite mère noire) ou la Fortunata.

Cette femme avait en elle et ce depuis son enfance, une force mystérieuse qui l’anima toute sa vie durant. Malgré la noirceur de ses souffrances, l’inhumanité à laquelle elle dut faire face, Bakhita fut une femme généreuse, un être de lumière. J’ai le sentiment qu’elle puisait aussi sa force dans son âme d’enfant avec cette forme de candeur qui la caractérise tant.

Au fil des pages de cette biographie romanesque, je me suis laissée envahir par l’émotion. C’est une histoire dure, abrupte mais ô combien pleine d’espérance. Bakhita a bel et bien existé. Et malgré le fait que nous ayons changé d’époque, n’oublions pas qu’aujourd’hui encore des êtres souffrent partout dans le monde.

Un très beau livre.

 

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Comme un million de papillons noirs

Enfin un livre jeunesse pour les petites filles aux cheveux crépus ! La question du cheveux afro est une vraie question au sein des sociétés occidentales pour les enfants noirs et métis, mais pas que. Une belle histoire sur l’estime de soi, pour apprendre à s’aimer et à s’accepter tel que l’on est et naît car tout commence dès l’enfance. Une initiative essentielle et tout bonnement géniale. C’est donc tout naturellement que j’ai adhéré et contribué à ce projet. Un grand Merci à Laura Nsafou et Barbara Brun. Je souhaite que cet ouvrage soit un succès mondial.

Comme un million de papillons noirs, Laura Nsafou, Barbara Brun, éditions Bilibok Comme un million de papillons noirs

À cause des moqueries, Adé est une petite fille qui n’aime pas ses cheveux. Accompagnée par sa mère et ses tantes, elle va découvrir en douceur la beauté de ces papillons endormis sur sa tête, jusqu’à leur envol final.

Cette histoire est inspirée d’une phrase de Toni Morrison, dans son roman God help the child : Her clothes were white, her hair like a million black butterflies asleep on her head. (Ses habits étaient blancs et ses cheveux, semblables à un million de papillons noirs endormis sur sa tête).

Auteure Laura Nsafou, illustratrice Barbara Brun, éditions Bilibok, livre jeunesse 5-9 ans, 32 pages

Sources textes et photos : http://editions-bilibok.com


Anniversaire mariage couple mixte

Mariage de mes parents le 7 mai 1955

Aujourd’hui, j’ai une pensée singulière pour mes parents en ce dimanche spécial. Pour cette date anniversaire de mariage, j ‘ai éprouvé le besoin de leur rendre un hommage tout particulier car faisant partie de cette génération de premiers couples dit « mixtes », c’est-à-dire de races différentes. Elle blanche, lui noir. Bien évidemment, leur histoire n’aura pas été un long fleuve tranquille, loin de là !

Pour que ça marche, beaucoup de concessions seront nécessaires. Il faudra avoir des principes et des règles de vie communes et prendre en compte plusieurs paramètres tels que l’origine, la langue, la religion, l’éducation, la culture, la couleur, le milieu social, les us, les coutumes…

En général, c’est à l’arrivée d’un enfant que les premiers couacs ou conflits surgissent, créant de véritables ondes de chocs culturels. Au delà de toutes ces différences, il en ressort un point majeur : le respect. Savoir se respecter est fondamental dans un couple, à condition de pouvoir aussi s’affirmer dans son identité propre tout en acceptant celle de l’autre. Un savant dosage dans les relations humaines quelles qu’elles soient. Pas si simple ! Souvent accusés de faire des mariages complaisants, blancs ou gris, les couples mixtes n’auront pourtant pas été pionniers en ce domaine. Il serait idiot de le penser.

Nous sommes souvent tentés de vouloir plagier, consciemment ou non, notre propre schéma parental. Nous pouvons nous en inspirer certes mais pas le reproduire car chaque couple est unique. Toutes ces unions donneront naissance à des spécificités qui leurs seront propres et c’est cela le plus intéressant et le plus enrichissant. C’est-à-dire faire de leurs différences une force !

Mon père n’est plus. Ma mère et lui auront contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui ; une café au lait bien dans ses baskets, fière de ses racines et de ses origines. Mes parents auront bousculé les codes familiaux et sociétaux des années 50 avec tout ce que cela symbolisait à cette époque, faisant preuve d’audace et de courage.

La palme du mérite revient à ma chère maman, qui aura quitté sa terre natale par amour, pour un monde inconnu et insoupçonné, au delà des préjugés et des obstacles, d’un continent à l’autre. Respect.

Finalement, ils se seront aimés pour le meilleur et pour le pire !


LECTURE

« No home » de Yaa Gyasi

Livre No Home - Yaa Gyasi - Calmann-Lévy
Livre No home Yaa Gyasi

Sources photos éditions Calmann-Levy

Ce roman émouvant sur la traite négrière est un voyage dans le temps.

En toute simplicité et sincérité, nous naviguons à différentes époques, entre l’Afrique et l’Amérique, entre ombres et lumières dans un monde de vivants et de morts, entre le blanc et le noir, à travers les destins tragiques de deux sœurs utérines et de leurs descendants du 18ème siècle à nos jours.

Tout commence sur la Côte de l’Or au royaume Ashanti l’actuel Ghana, où ces sœurs ne se croiseront jamais. L’une, Effia sera mariée de force à un officier anglais du fort de Cape Coast participant ainsi au commerce triangulaire de l’esclavage et l’autre Esi sera capturée devenant une esclave qui sera expédiée vers l’Amérique.

Grâce à un collier transmis de générations en générations, nous suivons le fil de cette fresque familiale sur quatorze portraits en lutte permanente pour leur liberté. Un beau bijou littéraire !

Editions Calmann-Levy, paru le 04/01/2017, 410 p. et traduit de l’anglais par Anne Damour.

L’auteur

Yaa Gyasi est une romancière américaine d’origine Ghanéenne, née en 1989 à Mampong au Ghana. Sa famille émigre aux Etats-Unis quand elle a deux ans. Elle obtint un baccalauréat ès art à l’université de Stanford puis une maîtrise ès lettres à la prestigieuse université de l’Iowa. «No home» est son premier roman.